Mes sensations de vertige après avoir arrêté de fumer récemment

Vertiges et symptômes du sevrage tabagique : mon journal de bord après l'arrêt de la cigarette

Quatre secondes. C'est le temps qu'il m'a fallu, hier soir, pour passer de la chaise à la position debout et sentir la pièce basculer sur le côté, comme si le sol avait décidé de suivre son propre tempo. Je suis en plein sevrage tabagique, dans mon défi de trente jours, et ce vertige est devenu le symptôme de l'arrêt qui me surprend le plus en ce moment. Ce n'est pas l'envie de fumer qui m'assomme cette fois, c'est mon équilibre qui semble parti en vacances sans moi.

Avant d'aller plus loin, un mot honnête : certains liens de cette page sont affiliés. Si un achat se fait par leur intermédiaire, une petite commission me revient, sans rien changer à ce que vous payez. Je ne parle que de ce qui m'a réellement servi dans ma propre traversée, comme le Défi 30 jours pour arrêter de fumer que je suis toujours en train de mener.

Le sol qui se dérobe : ce vertige que je n'avais pas vu venir

Personne ne m'avait prévenue pour cette sensation de flotter dans du coton. Mes pieds ne semblent pas vraiment toucher le carrelage quand je me lève le matin, une sorte de décalage entre ce que mon cerveau commande et ce que mes jambes font. Au début, j'ai paniqué, j'ai cru que je couvais quelque chose. Puis en relisant mes pages de ce journal qui m'aide à tenir, j'ai remarqué que ça avait commencé pile après les premiers matins sans cigarette. Ces symptômes physiques ont, paraît-il, une fenêtre bien précise dans le sevrage — je ne m'attarde pas sur la théorie, je la traverse, tout simplement, un jour après l'autre.

Ma respiration, elle, a changé aussi, plus ample, presque encombrante au début, comme un vêtement neuf qu'il faut roder. Et il y a ces sautes d'humeur qui n'ont rien à voir avec le vertige mais qui débarquent le même jour, en prime.

Un carnet de notes et un verre d'eau, pour suivre les symptômes du sevrage tabagique et les épisodes de vertige.

Se réfugier dans les réseaux sociaux ne calmait rien

Les premiers jours, dès qu'une envie montait, je plongeais dans mon téléphone — je faisais défiler les réseaux sociaux sans but précis, pensant que ça suffirait à faire passer l'orage. Ça n'a jamais vraiment marché. L'envie attendait, patiente, que je repose l'écran, toujours là, intacte, et le vertige en profitait souvent pour revenir juste à ce moment-là, comme s'il attendait son tour.

Occuper mes mains autrement a fini par m'aider davantage que le défilement infini — sans que j'en fasse une méthode ni une règle stricte. Un peu de sel dans mon assiette, boire par petites gorgées plutôt que d'un coup, ça a changé plus de choses que n'importe quelle technique de respiration profonde. D'ailleurs, respirer fort quand la tête tourne, pour moi, ça empire les choses — allez savoir pourquoi.

Mon corps a fini par lâcher prise, une nuit de la semaine quatre

Semaine quatre, un matin, j'ai mis une bonne minute à comprendre ce qui avait changé. J'avais dormi la nuit entière sans me retourner vingt fois, sans cette bouche sèche et pâteuse qui me collait la langue au réveil depuis des années. Rien d'extraordinaire à raconter, juste une nuit normale — sauf que pour moi, en ce moment, une nuit normale, c'est un événement.

Les odeurs aussi reviennent bizarrement fortes, presque étourdissantes, comme si mon nez se réveillait après une longue sieste. Ce soir, la vapeur de ma tisane à la menthe me chatouille le nez pendant que j'écris ces lignes, et c'est presque nouveau, ce détail-là.

Tenir un soir de série, entre l'envie et le tricot d'une amie

Le soir, après le dîner, c'est souvent là que l'envie frappe le plus fort — un déclencheur presque rituel que je ne cherche même plus à expliquer. Une amie vient parfois regarder une série chez moi, et elle tricote pendant tout l'épisode, sans un mot, pendant que moi je me tortille à côté d'elle à guetter mes propres sensations. Elle, elle a préféré un cadre plus strict pour arrêter, avec le ZERO CIGARETTE COACHING — un suivi jour après jour, parce que seule face à ses envies, elle savait qu'elle craquerait. Moi je m'accroche à mes notes et à mes petites victoires silencieuses, sans supervision extérieure.

Sur la Promenade du Peyrou, où je marche presque tous les jours maintenant, j'ai senti pour la première fois mes jambes suivre sans ce décalage bizarre entre la tête et les pieds. Rien de spectaculaire — juste un pas après l'autre, sans ce tangage familier. L'argent que je ne mets plus dans les paquets, je ne le compte même pas vraiment, mais je remarque bien qu'il reste là, dans mon compte, à la fin du mois.

C'est fatiguant, ce chantier permanent, oui. Parfois je me demande si une seule cigarette ne remettrait pas mes capteurs à zéro. Mais je sais que c'est un mensonge que je me raconte. Ce tangage, c'est le signe que mon corps fait le ménage, à sa façon, pour retrouver son souffle et une vraie vitalité. Si les vertiges deviennent trop inquiétants ou durent, mieux vaut en parler à un médecin ou appeler Tabac Info Service au 39 89 — je ne suis pas soignante, juste une femme qui essaie de tenir sans rallumer une cigarette.

Si j'ai appris une chose avec ces vertiges, c'est qu'il ne sert à rien de forcer le corps à aller plus vite qu'il ne veut. Ralentir un geste, s'asseoir deux secondes de plus avant de se lever, écouter ce tournis plutôt que lutter contre lui — ça vaut mieux que n'importe quelle solution miracle. Si vous traversez la même chose en ce moment, avec le Défi 30 jours pour arrêter de fumer ou seul de votre côté, sachez juste que ce sol qui semble se dérober un peu, ce n'est pas un échec. C'est votre corps qui réapprend à tenir debout par lui-même.

Important : Ce que vous lisez ici reflète mon parcours personnel et mes opinions — pas des conseils professionnels. Faites toujours vos propres recherches et consultez les professionnels appropriés avant de modifier votre alimentation, votre santé ou vos finances.