Mes sensations de vertige après avoir arrêté de fumer récemment

Mes sensations de vertige après avoir arrêté de fumer récemment

Fin août 2026, à Montpellier. Le soleil tape encore fort sur les dalles de mon balcon, et moi, je suis là, assise dans mon vieux fauteuil en osier, à essayer de comprendre pourquoi le monde a décidé de se transformer en fête foraine. Je me suis levée pour aller chercher un verre d'eau, et d'un coup, le salon s'est mis à tanguer comme un vieux rafiot en pleine mer Méditerranée. Ce n'est pas l'envie de fumer qui m'a frappée cette fois — c'est le plafond qui semblait vouloir rejoindre le sol.

Avant de continuer, petit mot d'honnêteté : vous croiserez ici des liens affiliés. Lorsqu'un achat se fait par leur intermédiaire, une commission me revient, sans le moindre changement sur ce que vous payez. Je ne parle que de ce qui m'a réellement servi pendant mon propre sevrage, comme le Défi 30 jours pour arrêter de fumer que je suis en train de traverser.

Le jour où le sol est devenu mou

Je suis en plein milieu de mon défi de 30 jours. Honnêtement, je m'attendais à tout : à avoir envie de mordre mes collègues, à trembler des doigts, à vider mon frigo toutes les deux heures... mais personne ne m'avait prévenue pour cette sensation de flotter dans du coton. C'est très étrange. C'est comme si mes pieds ne touchaient pas vraiment le carrelage frais de la cuisine quand je marche vers la cafetière le matin. Une sorte de déconnexion entre mon cerveau et mes jambes.

Au début, j'ai paniqué. J'ai cru que je couvais quelque chose. Et puis, en fouillant dans mes notes de ce journal qui m'aide à tenir, j'ai réalisé que c'était arrivé précisément après les trois premiers matins sans tabac. La réalité est plus bizarre que je ne l'imaginais : mon corps redécouvre l'oxygène. Apparemment, il ne faut que 24 heures pour que le taux de monoxyde de carbone dans le sang diminue de façon spectaculaire. Mon cerveau, habitué à être étouffé par la fumée pendant des années, reçoit soudainement un carburant trop pur, trop fort. C'est comme si on mettait du kérosène dans une petite citadine : ça secoue.

Un verre d'eau et un carnet de bord sur une table de cuisine ensoleillée.

L'erreur de l'eau glacée et le hoquet monumental

Après une dizaine de jours de défi, j'ai eu une fin d'après-midi particulièrement gratinée la semaine dernière. Le vertige était si présent que j'ai cru faire une chute de tension. Dans ma tête, je me suis dit : "Aurélie, tu es déshydratée, c'est sûr". J'ai attrapé une carafe et j'ai bu trois grands verres d'eau glacée d'un coup, sans respirer. Résultat ? Un hoquet monumental qui a duré vingt minutes et un tournis encore plus fort. J'avais l'air fine, assise par terre dans ma cuisine, à sursauter tous les trois secondes avec la tête qui tourne.

C'est là que j'ai compris que je ne pouvais pas tout régler par la force. Ce sevrage, c'est une reconstruction, pas un sprint. J'apprends à écouter ces signaux bizarres. D'ailleurs, si vous sentez que ça devient trop inquiétant, n'hésitez jamais à appeler Tabac Info Service au 39 89 ou à voir votre pharmacien. Je ne suis pas médecin, juste une femme qui essaie de ne pas rallumer une cigarette, et mon expérience est celle d'une amatrice qui tâtonne dans le noir.

Le piège de l'hypotension : pourquoi respirer ne suffisait pas

Il y a un truc dont on parle peu, et c'est mon petit combat personnel. J'ai toujours eu une tension un peu basse, ce qu'on appelle l'hypotension chronique. D'habitude, la nicotine agit comme un excitant qui booste un peu tout ça artificiellement. En arrêtant, ma tension a fait une petite chute libre. On nous dit souvent de faire de grandes inspirations profondes quand on a un vertige ou une envie de fumer, mais pour moi, ça empirait les choses. Trop d'oxygène d'un coup me faisait presque m'évanouir.

J'ai dû adapter ma méthode. Plutôt que de simplement respirer, j'ai dû surveiller mon apport en sel et mon hydratation de manière plus régulière, pas par crises. Un petit bouillon salé ou juste quelques amandes craquantes m'ont parfois plus aidée que n'importe quelle technique de relaxation. C'est cette gestion spécifique qui a changé la donne pour moi. Si vous avez aussi tendance à avoir la tête qui tourne facilement, parlez-en à votre médecin, car l'arrêt du tabac chamboule vraiment la circulation sanguine.

Parfois, on a besoin d'un cadre plus strict pour ne pas se perdre dans ces sensations. J'ai une amie qui a préféré utiliser le ZERO CIGARETTE COACHING pour avoir un suivi jour après jour, parce que seule avec ses vertiges, elle aurait craqué. Moi, je m'accroche à mes notes et à mes petites victoires silencieuses.

Le réveil des sens : le romarin et le manège

Ce début de mois de septembre apporte des changements que je n'avais pas vus venir. L'odeur du romarin sur mon balcon me paraît soudainement dix fois plus forte. C'est presque étourdissant, comme si mon nez se réveillait après une anesthésie de dix ans. Ce parfum, mêlé à cette légère sensation de flottement, me donne l'impression d'être une enfant qui descend d'un manège : le monde tourne encore un peu, mais c'est parce que l'aventure a commencé.

C'est fatiguant, oui. Parfois, je me demande si fumer une "petite" ne calmerait pas le jeu, si ça ne remettrait pas mes capteurs à zéro. Mais je sais que c'est un mensonge. Ce tangage, c'est le signe que mon corps fait le ménage. C'est le prix à payer pour retrouver son souffle et une vraie vitalité. Je préfère largement cette instabilité passagère à la lourdeur permanente que je ressentais avant, quand mes poumons étaient pleins de suie.

Ce soir, je note dans mon carnet que les épisodes de vertige s'espacent. Ils ne durent plus que quelques secondes, souvent quand je passe de la position assise à debout trop vite. Je prends mon temps. Je décompose mes mouvements. C'est une nouvelle façon de vivre, plus lente, plus attentive à ce qui se passe à l'intérieur. Si vous traversez la même chose, sachez que vous n'êtes pas fou. Votre cerveau est juste en train de réapprendre à respirer sans béquille. C'est inconfortable, mais c'est beau, d'une certaine manière. On réapprend à tenir debout par nous-mêmes, sans la fumée pour nous porter.

Si vous cherchez un outil pour vous accompagner dans cette phase un peu floue, le Défi 30 jours pour arrêter de fumer reste ma référence pour garder le cap quand tout semble tanguer autour de soi.

Important : Ce que vous lisez ici reflète mon parcours personnel et mes opinions — pas des conseils professionnels. Faites toujours vos propres recherches et consultez les professionnels appropriés avant de modifier votre alimentation, votre santé ou vos finances.